ROLLING STONE, n° 3, décembre 2002:

 

PORCUPINE TREE

In Absentia

(Lava/Atlantic/Import)

3 / 5

 

Steve Wilson, visionnaire du son(bre), entre métal, indus et psychédélisme. Touche-à-tout régulièrement inspiré (le rock "arty" avec No Man, l'ambient avec Bass Communion ...), l'anglais Steve Wilson visait les étoiles avec Porcupine Tree. Enfant illégitime du space-rock et du psychédélisme, ce qui n'était d'abord qu'un projet parmi d'autres est devenu un vrai groupe au milieu des années 90, avec notamment l'arrivée aux claviers du Japan Richard Barbieri. Huit ans, trois albums de rock progressif et une signature chez une major plus tard, In Absentia témoigne de la nouvelle métamorphose de ce musicien dont le seul tort est de ne pas avoir trouvé, à l'inverse d'un Richard Ashcroft ou d'un Thom Yorke, de musiciens capables de mettre en forme ses desseins de sons. Plus sombre que ses prédécesseurs, piochant aussi bien dans le métal et le rock industriel que dans la pop, ce pavé de soixante-dix minutes s'apprivoise à force de patience. Mais la récompense est au bout du chemin.

 

Olivier Badin