HARD-ROCK MAGAZINE, n° 86, décembre 2002 / janvier 2003:

 

 PORCUPINE TREE: In Absentia

Lava / Atlantic Records

19/20

Genre: attack of Porcupine Tree (68'20)

Livret: 18/20

Production: 18/20

 

On croyait tous connaître Porcupine Tree. Depuis les années 80, Steve Wilson et ses compères écument la scène progressive de par le monde, à coups d'atmosphères éthérées, de ballades space et de prog' techno-ambient. La sauce a fini par prendre au-delà de ce que les fans attendaient depuis belle lurette. La reconnaissance d'une major, un big label capable de promouvoir mondialement le groupe, s'est mis sur les rangs et ça change tout ! Porcupine Tree attaque la face nord, le versant caché de son psychédélisme racé et va s'alliéner une partie de son fan-club en balançant des titres quasi grunge ("Blackest eyes") et de bonnes estouffades metal, ingrédients qui n'avaient jamais été au menu du jour jusque-là ! Il y aura un avant et un après In Absentia pour Wilson et sa bande, mais aussi et surtout pour les irréductibles qui vénèrent la formation. Disséminés ça et là, il reste les superbes ballades cosmiques qui ont fait la réputation du groupe ("Trains"), mais l'album sonne aussi bien nouvelle pop lyrique à la Muse ("The Sound of Muzak") que rock psyché en apesanteur ("The Creator Has a Mastertape"). Que voulez-vous, maintenant Porcupine ... trie !! Mais les qualités de compositeur de Steve Wilson sont insondables et il faut avoir des bouchons dans les oreilles pour ne pas reconnaître le talent quand il est si varié. Un album de rêve ! Camarade, choisis ton camp ...

 

Bertrand Pourcheron