>>> Chronique >>> Porcupine Tree - "We Lost The Skyline" (2008) >>>



Par Christophe Demagny

" We Lost The Skyline… ". Tels sont les premiers mots du mythique " The Sky Moves Sideways ", pièce maîtresse du répertoire porcupinien des premières heures. " We Lost The Skyline ", n'ayez crainte, n'est pas le tant attendu live de la tournée " Fear Of A Blank Planet ". Juste un encas, une sucrerie méritée et irrésistible uniquement disponible via la boutique du site internet officiel du groupe. La rondelle débute par ces quelque mots, justement. C'est dire la qualité de la barbaque ! " We Lost The Skyline… ".

Le quatre octobre 2007, durant la seconde tournée américaine " Fear Of A Blank Planet ", un showcase fut prévu chez un disquaire de Park Avenue à Orlando. Le groupe le fait désormais assez régulièrement. Problème de logistique, ce ne sont finalement que Steven Wilson et John Wesley qui pourront se produire. Pas grave, vraiment pas grave. Car qui dit duo, dit acoustique et donc surprises possibles. D'ailleurs, PT, depuis quelques années, s'est enfin résolu à surprendre et gâter ses fans. " We Lost The Skyline ", je disais…

Une magnifique version, logiquement écourtée (comme le groupe le fera hélas trop rarement durant la dernière section de tournée). Un grand titre pour ceux qui l'auraient oublié, soulignant la filiation avec les atouts actuels. Steven Wilson ouvre d'ailleurs le bal seul. Y compris pour un " Even Less " sidérant joué à la guitare électrique et un " Stars Die " extrêmement rare mais jouissif !!!
John Wesley débarque avec " Waiting ", plus logique. Les surprises défilent : " Drown With Me " (aussi remit à l'honneur durant la tournée, magnifique !) et le tout récent " Normal " (extrait de " Nil Recurring "). Un petit regret par rapport à ce titre, forcément : seule sa section " Sentimental " fut interprétée, après un début hésitant, très improvisé, en témoigne un Wilson plus bavard que jamais.
Les indispensables " Lazarus " et " Trains " viennent entériner le ravissement. A tomber. Un petit tour et puis s'en va… Et oui, hélas, c'est déjà fini. On en aurait bien repris une lichette : God Wilson a de quoi puiser dans un riche répertoire (Cover Versions, No-Man, Blackfield comme il y a encore peu lors de quelques concerts solo mais aussi " Fadeaway ", " A Smart Kid ", les titres de " Recordings " et j'en oublie…).

Ce sera pour une prochaine fois. Car à n'en pas douter, le format fonctionne et réserve encore de sacrés surprises et de vrais moments de bonheur non feints. Un album indispensable ! Aussi bien pour découvrir une facette indéniablement révélatrice des qualités multiples du combo mais aussi pour le plaisir simple et sensitif qu'il fournit.

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